<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>AfricaTimesNews &#187; Mozambique</title>
	<atom:link href="http://www.africa-times-news.com/category/nations/mozambique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.africa-times-news.com</link>
	<description>The African network information center</description>
	<lastBuildDate>Tue, 07 Feb 2012 14:13:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Mozambique: le combat contre le VIH/sida</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2011/06/mozambique-le-combat-contre-le-vihsida/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2011/06/mozambique-le-combat-contre-le-vihsida/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 12:09:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[South Africa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=10351</guid>
		<description><![CDATA[Trente ans après l’apparition des premiers cas de sida, la prévention, le diagnostic et le traitement sont un combat de tous les jours au Mozambique. Malgré les avancées et les efforts pour enrayer la propagation du virus, le Mozambique compte parmi les pays les plus démunis et les plus touchés par le VIH/sida. Près de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.africa-times-news.com/wp-content/uploads/2011/06/africaaids1.jpg"><img src="http://www.africa-times-news.com/wp-content/uploads/2011/06/africaaids1-300x188.jpg" alt="" title="africaaids" width="300" height="188" class="aligncenter size-medium wp-image-10315" /></a>Trente ans après l’apparition des premiers cas de sida, la prévention, le diagnostic et le traitement sont un combat de tous les jours au Mozambique. Malgré les avancées et les efforts pour enrayer la propagation du virus, le Mozambique compte parmi les pays les plus démunis et les plus touchés par le VIH/sida.<span id="more-10351"></span></p>
<p>Près de 12% de la population du Mozambique est atteinte du sida, selon une étude réalisée en 2009 par le ministère de la Santé – la première étude officielle réalisée dans ce pays sur la prévalence du sida. Plus de 5% des habitants sont ainsi atteints par le virus. L’étude souligne également que les femmes sont les plus touchées avec 13,1% d’entre elles, comparé au taux de 9,2% constaté chez les hommes de 15 à 49 ans. Dans les zones urbaines, la prévalence du sida dépasse les 15%. Et parmi les femmes enceintes, 18% sont touchées par le virus.</p>
<p>L’accès au traitement antirétroviral reste un problème majeur</p>
<p>Le Mozambique est aussi un des pays où il reste encore beaucoup à faire pour prendre en charge l’ensemble de ceux qui ont besoin de soins et de médicaments.</p>
<p>RFI a contacté Gaspar Sitefane, directeur exécutif national de la MONASO – une ONG mozambicaine qui coordonne les actions de 1 400 organisations de la société civile de lutte contre le sida, éparpillées dans toutes les provinces du pays.</p>
<p>Gaspar Sitefane reconnaît « qu’il y a aujourd’hui davantage de personnes qui sont mises sous traitement antirétroviral mais le nombre de patients qui en auraient besoin pour rester en vie et qui n’y ont pas accès s’élève à des centaines de milliers ». Il se trouve que la prévention consiste aussi à informer les gens et leur faire prendre conscience qu’ils peuvent être soignés, vivre plus longtemps en bonne santé s’ils suivent un traitement, d’autant plus s’ils se font dépister tôt. Seulement voilà : tous n’y ont effectivement pas accès. Pour Gaspar Sitefane, « il s’agit là d’un des plus grands défis à mener. »</p>
<p>Le manque de fonds pour les régions du centre et du nord du Mozambique</p>
<p>Les organisations communautaires de base rencontrent énormément de problèmes pour accéder à un financement qui leur permette de développer leurs actions de lutte contre le sida. Aujourd’hui, et parce que la prévalence du sida est la plus forte dans le sud du Mozambique, les fonds concédés par la plupart des donateurs sont tous concentrés dans la région sud du pays, au détriment des régions du centre et du nord où les populations sont ainsi délaissées. Pour se faire soigner, ces personnes sont obligées de se déplacer, quelquefois sur de longues distances, parfois tous les 15 jours, ce qui engendre des dépenses supplémentaires.</p>
<p>Par ailleurs et ce qui aggrave encore plus la situation, c’est que la plupart des fonds destinés à la lutte contre le sida et à la santé en général, proviennent des bailleurs de fonds internationaux. Ces fonds ont non seulement tendance à diminuer mais le gouvernement mozambicain a lui-même réduit, de moitié, le budget santé qui est passé de 14 à 7%. Ces réductions financières ont immédiatement provoqué de fréquentes ruptures de stocks de médicaments – une situation qui s’est aggravée au cours des douze derniers mois.</p>
<p>Les orphelins du sida</p>
<p>Ils sont 16,6 millions dans le monde dont 90% en Afrique. Les mieux lotis sont pris en charge par des grands-mères dépassées, d’autres sont plus ou moins absorbés dans des familles éloignées. Beaucoup se retrouvent seuls.</p>
<p>Le Mozambique compte actuellement 1,8 million d’orphelins dont les parents sont morts, victimes du VIH/sida. 20 000 d’entre eux se retrouvent chefs de famille en charge de leurs frères, plus jeunes, et obligés d’abandonner l’école. C’est ce qu’a indiqué, mercredi 1er juin, le ministère de la Femme et Action sociale du Mozambique, lors de la journée internationale de l’enfant.</p>
<p>La plupart des enfants qui ont ainsi perdu leurs parents nécessitent toujours d’un appui financier mais également social. Les enfants qui vivent dans les villages sont souvent aidés par les habitants de leur communauté mais ceux qui vivent dans la périphérie des villes connaissent de plus grandes difficultés d’insertion sociale et abandonnés à leur sort.</p>
<p>La prévention, le traitement mais aussi l’alimentation</p>
<p>Gaspar Sitefane, de la MONASO, est formel : il faut parier sur la prévention, sur le traitement mais également sur la nutrition. « Nous parlons de personnes qui pour la grande majorité sont pauvres. Lorsqu’elles suivent le traitement antirétroviral et qu’elles prennent les médicaments, ce qui se passe très souvent, c’est qu’elles n’ont pas les moyens de prendre un repas. Nous savons que ce sont des médicaments forts, difficiles à supporter, surtout au début du traitement. Si en plus, on a le ventre vide, certaines personnes se découragent et abandonnent ».</p>
<p>Selon les derniers chiffres fournis par l’Onusida dans son dernier rapport annuel, publié en 2010 et portant sur 2009, l’Afrique sub-saharienne est la région la plus durement touchée avec 22,5 millions de personnes infectées soit 67% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH dans le monde (5% en moyenne de la population africaine), et plus des deux tiers des décès.</p>
<p>« Le sida a été l’épidémie majeure du XXème siècle et reste celle du XXIème », relève le Pr Jean-François Delfaissy, de l’Agence de recherches sur le sida.</p>
<p>RFI.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2011/06/mozambique-le-combat-contre-le-vihsida/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Brazil open coal mine in Mozambique</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2011/05/brazil-open-coal-mine-in-mozambique/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2011/05/brazil-open-coal-mine-in-mozambique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2011 20:04:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Africa in the world]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[South Africa]]></category>
		<category><![CDATA[armando guebuza]]></category>
		<category><![CDATA[billions]]></category>
		<category><![CDATA[brazil]]></category>
		<category><![CDATA[civil war]]></category>
		<category><![CDATA[coal mine]]></category>
		<category><![CDATA[coal reserves]]></category>
		<category><![CDATA[conflicting reports]]></category>
		<category><![CDATA[exact number]]></category>
		<category><![CDATA[giant]]></category>
		<category><![CDATA[india]]></category>
		<category><![CDATA[mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[one million]]></category>
		<category><![CDATA[poorest countries]]></category>
		<category><![CDATA[portugal]]></category>
		<category><![CDATA[poverty]]></category>
		<category><![CDATA[president armando]]></category>
		<category><![CDATA[project officials]]></category>
		<category><![CDATA[riversdale]]></category>
		<category><![CDATA[tata steel]]></category>
		<category><![CDATA[tete province]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=9813</guid>
		<description><![CDATA[Brazilian mining giant Vale has opened a coal mine in Mozambique, as the impoverished country seeks to exploit its vast coal reserves. Mozambican President Armando Guebuza presided over a ceremony Sunday in Moatize, in western Tete province. Vale has invested $1.7 billion in the project. Officials say the mine will begin exporting coal later this [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Brazilian mining giant Vale has opened a coal mine in Mozambique, as the impoverished country seeks to exploit its vast coal reserves. Mozambican President Armando Guebuza presided over a ceremony Sunday in Moatize, in western Tete province. Vale has invested $1.7 billion in the project. Officials say the mine will begin exporting coal later this year. Output is expected to start at about one million tons annually and eventually increase to roughly 11 million tons a year. The southern African country has billions of tons of coal reserves, but until now they have been largely untapped. Later this year, India&#8217;s Tata Steel and Australia&#8217;s Riversdale Mining are expected to jointly open another major coal mine in nearby Benga. Officials say that mine will eventually export million of tons of coal per year, although there are conflicting reports about the exact number. Mozambique remains one of the world&#8217;s poorest countries. Per-capita annual income is about $900, one of the lowest levels in Africa. The country has been wracked by poverty since gaining independence from Portugal in 1975 after years of civil war.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2011/05/brazil-open-coal-mine-in-mozambique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mozambique: no counterbid from Tata Steel for Riversdale’s coal mines</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/12/mozambique-no-counterbid-from-tata-steel-for-riversdale%e2%80%99s-coal-mines/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/12/mozambique-no-counterbid-from-tata-steel-for-riversdale%e2%80%99s-coal-mines/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Dec 2010 11:05:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[mining]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=8021</guid>
		<description><![CDATA[Tata Steel hasn&#8217;t yet decided on making a counterbid for Riversdale, managing Director H.M. Nerurkar said.&#8220;One needs deep pockets for making a bid&#8230;we are at present watching the situation closely.&#8221; Tata’s statement follows Rio Tinto’s $3.9 billion takeover offer for Riversdale, a company in which Tata Steel already  holds 24% stake. Riversdale, which has 13 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tata Steel hasn&#8217;t yet decided on making a counterbid for Riversdale, managing Director H.M. Nerurkar said.<span id="more-8021"></span>&#8220;One needs deep pockets for making a bid&#8230;we are at present watching the situation closely.&#8221; Tata’s statement follows Rio Tinto’s $3.9 billion takeover offer for Riversdale, a company in which Tata Steel already  holds 24% stake. Riversdale, which has 13 billion metric tons in coking and thermal coal reserves in its Mozambique’s holding, is a strategic investment for Tata Steel to meet coking coal needs for both its Indian plant as well as its Anglo-Dutch unit, Corus.  <br />
But possibly,   Tata Steel   wouldn’t be  averse to Rio Tinto’s  bid,  as it considers Rio Tinto &#8220;a well-managed company,&#8221; Nerurkar,  said on Monday.</p>
<p>Nerurkar said the company is constantly on the look-out for new coking coal mines, but said purchasing mines has become expensive as valuations of such assets are quite high at present, largely due to high Chinese demand.   &#8221;We are scouting for mines in Australia, Canada and South Africa. If we get a good proposition, we will certainly consider buying,&#8221; he added.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/12/mozambique-no-counterbid-from-tata-steel-for-riversdale%e2%80%99s-coal-mines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Indian Government targets coal reserves in Mozambique (mdn)</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/12/indian-government-targets-coal-reserves-in-mozambique/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/12/indian-government-targets-coal-reserves-in-mozambique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 14:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[mining]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7829</guid>
		<description><![CDATA[Indian steel ministry has asked a consortium of five state-run companies (International Coal Ventures) to consider a bidding for Mozambique’s coal reserves belonging to Riversdale MiningRiversdale, an Australian company who’s shares are traded on the Sydney Stock Exchange, owns mining concession for 13 billion tons coking coal  reserves situated in the Benga bassin  (Zambezia Province).  Coking coal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Indian steel ministry has asked a consortium of five state-run companies (International Coal Ventures) to consider a bidding for Mozambique’s coal reserves belonging to Riversdale Mining<span id="more-7829"></span>Riversdale, an Australian company who’s shares are traded on the Sydney Stock Exchange, owns mining concession for 13 billion tons coking coal  reserves situated in the Benga bassin  (Zambezia Province).  Coking coal is  more expensive than other qualities. It is mainly utilized in steel production (2 tons of coke fore every 3 tons of iron) and in thermal power plants. Prices on the asian market jumped to around $225 a metric ton in december, from $129 dollars earlier  in January this year.</p>
<p>Indian companies are scouting for coal assets overseas as local production in India is insufficient to meet demand.  So the  acquisition should  help steel and power companies to secure supplies for their expanding needs.  Their offer will be in concurrence with an other pending  takeover by  the Australian Rio Tinto company, a major  mining group. Rio Tinto is supposed to submit a takeover proposal of  3.55 billion US dollars for Riversdale.</p>
<p>International Coal Ventures was formed in 2007 as a joint venture among Steel Authority of India , National Mineral Development Corporation of India,  Rashtriya Ispat Nigam (a steel producer) and  Coal India.  Steel Authority and Coal India each hold 28% of  the Consortium, while the other three own 14% each. The consortium has been looking for thermal and coking coal assets in New Zealand, Mozambique and the U.S., but so far hasn&#8217;t been able to get through a deal. The Indian Economic Times newspaper informs  that Tata Steel may also explore a joint bid with National Mineral Development for Riversdale to counter Rio Tintos offer. Tata Steel already  holds a 24% of Riversdale’s shares.</p>
<p>According to a report by the Australian consulting, Wood Mackenzie, Mozambique is targeted to be the world’s  second major  coking coal supplier by 2025. Today there are around 172 million tons of hard coking coal traded by sea every year. Two thirds of this are exported, today, from Australia.  Mozambique is still not a significative exporter, but that will change soon.  In 2025 world trade  will jump to 307 million tons, and at that time, the Australian share will come down to 50%. And Mozambique will rank in the second position with an 18% market share. Accroding to WoodMcKensie, till now, chinese steel and power companies didn&#8217;target for coal concession in Mozambique event if they alo need o secure long term supplies for their growing coking coal consumption. They are mainly oriented to acquire concession in coal rich Mongolia and possibly in Australia where there are however strong local resistence to authorize foreign  (and specially chienese) ownerhip of local mining resources.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/12/indian-government-targets-coal-reserves-in-mozambique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Mozambique brade ses terres</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/11/le-mozambique-brade-ses-terres/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/11/le-mozambique-brade-ses-terres/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 19:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7464</guid>
		<description><![CDATA[Alors que le Mozambique se remet tout juste de ses émeutes de la faim, le gouvernement mozambicain continue de bouder le secteur agricole. Il investit peu dans l&#8217;agriculture vivrière et préfère concéder ses terres à des Etats ou des entreprises privées étrangères qui produisent notamment des agrocarburants. Pendant ce temps 40% des Mozambicains souffrent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le Mozambique se remet tout juste de ses émeutes de la faim, le gouvernement mozambicain continue de bouder le secteur agricole. <span id="more-7464"></span>Il investit peu dans l&#8217;agriculture vivrière et préfère concéder ses terres à des Etats ou des entreprises privées étrangères qui produisent notamment des agrocarburants. Pendant ce temps 40% des Mozambicains souffrent de malnutrition.</p>
<p>Le Mozambique est riche. Riche de 36 millions d&#8217;hectares de terres arables ; 46% du territoire sont propres à la culture. Le Mozambique produit du maïs, du manioc en excédent, du riz et du blé. Et pourtant début septembre, le pays n&#8217;a pas résisté aux fluctuations mondiales des prix. Deux jours d&#8217;émeutes, quatorze morts et deux mois plus tard, le Mozambique a toujours faim. Seuls 10% de ses terres sont exploitées.</p>
<p><strong>Concessions étrangères</strong></p>
<p>Depuis la fin de la guerre civile en 1992, le Mozambique a ouvert les bras aux investisseurs étrangers afin qu&#8217;ils aident le secteur agricole à se développer. Selon un récent rapport de la Banque mondiale, le pays a concédé environ 6,6 millions d&#8217;hectares à des États ou des compagnies étrangers entre 2004 et 2008.<br />
Depuis 2009 l&#8217;île Maurice détient 23 500 hectares de terres mozambicaines. Elle y cultive du blé, des légumineuses, des oignons, de la pomme de terre, mais surtout du riz afin d&#8217;assurer sa sécurité alimentaire.<br />
L&#8217;idée de ces concessions est d&#8217;augmenter de moitié la surface cultivable mozambicaine. Sur le papier la mathématique est imparable, dans les faits elle déraille.</p>
<p>Agrocarburants et argent facile</p>
<p>Assurer sa sécurité alimentaire coûte cher et rapporte peu. Le gouvernement mozambicain l&#8217;a bien compris et préfère se concentrer sur d&#8217;autres projets plus lucratifs. Il fait donc du « gringue » aux producteurs d&#8217;agrocarburants et concède la plupart de ses terres à la culture de jatropha ou de canne à sucre.<br />
Aujourd&#8217;hui la firme canadienne Energem Ressources développe un projet de 60 000 hectares de culture de jatropha à Chilengue, dans la province de Gaza, au sud du pays. Trois ans plus tôt, l&#8217;entreprise britanico-sud-africaine Procana s&#8217;était engagée à investir plus de 500 millions de dollars américains dans la production de canne à sucre et sa transformation en carburant. Elle devait créer des milliers d&#8217;emplois sur environ 30 000 hectares. En décembre les autorités mozambicaines ont décrété l&#8217;accord nul et non avenu car l&#8217;entreprise aurait failli à ses engagements. Seuls 8 000 hectares ont été débroussaillés et pas un seul pied n&#8217;a été planté.<br />
« Alors qu&#8217;il faut assurer la sécurité alimentaire du Mozambique en développant les cultures vivrières, on investit dans des superplantations pour faire des carburants dans lesquelles les Mozambicains n&#8217;ont rien à gagner. Elles ne serviront qu&#8217;aux pays développés », remarque Anabela Lemos, de l&#8217;ONG Justicia Ambiental. En 2009 un audit a démontré qu&#8217;un tiers des terres cédées étaient encore inexploitées.</p>
<p>Méconnaissance juridique</p>
<p>Depuis 1975 les terres mozambicaines sont nationalisées et appartiennent à l&#8217;État. Celui-ci concède aux investisseurs privés des baux pour 50 ans. Or 80% des 20 millions de Mozambicains sont des petits agriculteurs qui exploitent le lopin de terre de leur famille depuis des siècles sans jamais songer à demander le moindre papier.<br />
Même si la législation mozambicaine impose que les entreprises privées obtiennent l&#8217;accord des communautés avant de s&#8217;implanter, les conflits sont fréquents. Les « graissages de pattes » encore plus. Un rapport publié en juin par l&#8217;ONG Les amis de la terre met en garde contre ces pratiques. Il pointe d&#8217;ailleurs le cas d&#8217;Energem qui, dans sa négociation pour les terres de Chilengue, aurait offert au regulo du village, le chef de la communauté, une somme confortable. « Le regulo de Chilengue a poussé la population du village à vendre ses terres à Energem Company en leur disant que la compagnie leur donnerait de l&#8217;argent et d&#8217;autres lopins de terre en échange », témoigne un habitant cité dans le rapport. A cela s&#8217;ajoute les promesses de construction d&#8217;écoles, d&#8217;hôpitaux, de puits&#8230; « Cela va faire deux ans maintenant et rien n&#8217;a été fait. Il n&#8217;y a que le puits qui a été installé mais il n&#8217;y a même pas de pompe pour faire remonter l&#8217;eau » ajoute un autre habitant.<br />
« Il y a des irrégularités dans les processus de consultation », affirme Alda Salomao de l&#8217;ONG Centro Terra Viva. « Il faut améliorer la qualité des informations transmises. Mais il faut surtout permettre aux communautés de mieux connaître la législation et leurs possibilités d&#8217;action ».<br />
Les paysans de Chilengue, privés de leurs terres, n&#8217;ont plus pour vivre que leur salaire mensuel de 60 dollars versé par Energem Biofuels. En 2009 le Sud du Mozambique, où se trouve le village, accusait un déficit de nourriture de 567 000 tonnes.</p>
<p>RFI.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/11/le-mozambique-brade-ses-terres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mozambique: fin de la visite de Lula</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/11/mozambique-fin-de-la-visite-de-lula/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/11/mozambique-fin-de-la-visite-de-lula/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 10:01:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cooperation]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7452</guid>
		<description><![CDATA[Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a terminé, ce 10 novembre 2010, son voyage au Mozambique, en inaugurant une usine de médicaments antirétroviraux dans la banlieue de Maputo. Il en a profité pour rappeler l&#8217;importance de l&#8217;émancipation du Sud vis-à-vis des États du Nord. Chemise blanche, sans costume ni cravate, le président Lula [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a terminé, ce 10 novembre 2010, son voyage au Mozambique, en inaugurant une usine de médicaments antirétroviraux dans la banlieue de Maputo.<span id="more-7452"></span> Il en a profité pour rappeler l&#8217;importance de l&#8217;émancipation du Sud vis-à-vis des États du Nord.<br />
Chemise blanche, sans costume ni cravate, le président Lula s&#8217;est montré très décontracté lors de sa visite de deux jours au Mozambique. Pour son dernier voyage en tant que chef d&#8217;Etat et pour la troisième fois depuis son élection en 2002, Luiz Iniacio Lula da Silva a choisi Maputo, la ville des acacias. L&#8217;occasion de clore en grandes pompes sa politique africaine. « Je ne connais pas d&#8217;autre moment dans l&#8217;histoire brésilienne, où le président mais aussi plusieurs ministres, se sont déplacés en Afrique comme nous l&#8217;avons fait ces huit dernières années », a-t-il déclaré lors de l&#8217;inauguration d&#8217;une usine de médicaments antirétroviraux à Matola, dans la banlieue de Maputo ce mercredi matin, 10 novembre 2010.<br />
Tout au long de ses deux mandats, Luiz Iniacio Lula a mis les moyens pour développer la « coopération Sud-Sud », chère à son cœur. Le président brésilien s&#8217;est rendu onze fois en Afrique, a visité 27 pays, et rouvert 16 ambassades. En huit années, les échanges commerciaux avec l&#8217;Afrique ont triplé, passant de 6,15 à 17,15 milliards de dollars.</p>
<p>Au Mozambique, le Brésil aide au développement et finance de nombreux projets: la formation de professeurs du secteur manufacturier avec l&#8217;aide du Service national de l&#8217;industrie ou encore l&#8217;informatisation du système de sécurité sociale. Avec cette usine de médicaments contre le sida, Luiz Iniacio Lula frappe fort. D&#8217;ici 2012, le Mozambique devrait être le seul pays africain disposant d&#8217;une usine publique de médicaments antirétroviraux. Il pourrait ainsi subvenir aux besoins des 2,5 millions de séropositifs du pays (12% de la population). Le Brésil aura alors déboursé 21 millions de dollars.</p>
<p>« Cette usine va libérer le peuple mozambicain de la dépendance aux laboratoires des pays développés. Il n&#8217;est pas correct, que le continent africain qui a été occupé pendant tant de temps par des pays riches, soit pauvre, et que les pays riches qui l&#8217;ont occupé accordent aussi peu d&#8217;importance à ce qui lui arrive », a tonné le président brésilien.</p>
<p>Brésil gagnant</p>
<p>Afin de parfaire l&#8217;émancipation du Sud, le président Lula insiste sur l&#8217;autosuffisance alimentaire. « La production de nourriture est ce qui garantit la souveraineté d&#8217;un pays. Le Brésil veut partager sa connaissance scientifique et technologique avec le Mozambique pour cela », a-t-il expliqué.</p>
<p>Pourtant, en juillet dernier le Brésil, l&#8217;Union européenne et le Mozambique signaient un accord pour produire du bioéthanol et du biodiesel destinés aux pays industrialisés, au détriment de cultures vivrières. 4,8 millions d&#8217;hectares de terres mozambicaines sont déjà utilisés par des entreprises étrangères pour cultiver le jatropha et la canne à sucre nécessaires aux agrocarburants.</p>
<p>De janvier à octobre 2009, les échanges commerciaux entre le Mozambique et le Brésil ont augmenté de 253% par rapport à la même période l&#8217;année précédente. Le volume d&#8217;affaires entre les deux pays tourne autour des 102 millions de dollars en 2009 contre 25 millions en 2008.</p>
<p>L&#8217;apparent dynamisme de ces échanges masque cependant une réalité moins florissante pour le Mozambique. Seuls 10% de ces échanges lui profitent alors que le géant sud-américain y exporte à près de 90% ses biens industrialisés.</p>
<p>RFI.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/11/mozambique-fin-de-la-visite-de-lula/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Lula fait ses adieux à l&#8217;Afrique lors d&#8217;une visite au Mozambique</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/11/lula-fait-ses-adieux-a-lafrique-lors-dune-visite-au-mozambique/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/11/lula-fait-ses-adieux-a-lafrique-lors-dune-visite-au-mozambique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 09:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7438</guid>
		<description><![CDATA[Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a estimé mardi que son pays devait beaucoup à l&#8217;Afrique, lors d&#8217;une visite d&#8217;Etat au Mozambique, la dernière sur le continent avant de passer le relais le 1er janvier à sa dauphine Dilma Rousseff. Son ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a par ailleurs qualifié de &#8220;très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a estimé mardi que son pays devait beaucoup à l&#8217;Afrique, lors d&#8217;une visite d&#8217;Etat au Mozambique, la dernière sur le continent avant de passer le relais le 1er janvier à sa dauphine Dilma Rousseff.<span id="more-7438"></span></p>
<p>Son ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, a par ailleurs qualifié de &#8220;très positif&#8221; le soutien du président américain Barak Obama à l&#8217;entrée de l&#8217;Inde comme membre permanent du Conseil de sécurité de l&#8217;ONU.</p>
<p>&#8220;En citant l&#8217;Inde, il a montré que les Etats-Unis acceptent la candidature du monde en développement et ouvert la porte pour d&#8217;autres grands pays émergents comme le Brésil, ou d&#8217;autres en Afrique&#8221;, a souligné le ministre à Maputo.</p>
<p>Lors de cette visite d&#8217;Etat de deux jours, le président brésilien a estimé que son pays avait une &#8220;dette historique&#8221; envers le continent noir.</p>
<p>&#8220;La formation du peuple brésilien doit beaucoup au continent africain, en d&#8217;autres mots, les Brésiliens sont ce qu&#8217;ils sont: heureux, beaux, amoureux de la samba, du carnaval, du football, et capables de bouger leurs hanches, grâce à notre mélange avec des Africains, des Indiens, etc. &#8220;, a-t-il ajouté.</p>
<p>&#8220;Pendant des siècles, nos têtes ont été colonisées: on nous a appris à penser que nous étions inférieurs&#8221;, a poursuivi le président sortant. &#8220;Aujourd&#8217;hui, nous voulons relever la tête ensemble et nous défaire de cette idée que le sud est dépendant du nord. &#8221;</p>
<p>Pour lui, l&#8217;éducation est le meilleur &#8220;instrument de démocratisation&#8221; et de construction d&#8217;une &#8220;société prospère&#8221;. Le Brésil financera à hauteur de 32 millions de dollars sur huit ans ce programme d&#8217;éducation à distance, qui doit permettre de former des professeurs et des fonctionnaires.</p>
<p>L&#8217;ancien mineur, vêtu d&#8217;une simple chemise blanche au col ouvert, a rappelé qu&#8217;il effectuait sa dernière visite au Mozambique et &#8220;très probablement sa dernière en tant que président&#8221; en Afrique. Lula s&#8217;est rendu dans une vingtaine des 54 pays du continent au cours de ses deux mandats.</p>
<p>Sous sa présidence, Lula n&#8217;a cessé de rappeler que le Brésil -l&#8217;un des derniers pays du monde à abolir l&#8217;esclavage en 1888- est le deuxième pays noir du monde derrière le Nigeria avec 76 millions d&#8217;afro-brésiliens sur 190 millions d&#8217;habitants.</p>
<p>Ce rapprochement avec l&#8217;Afrique entre dans le cadre du renforcement de la coopération sud-sud qu&#8217;il prône.</p>
<p>La stratégie a porté ses fruits puisque, depuis son arrivée au pouvoir en 2003, les échanges commerciaux du Brésil avec les pays africains ont presque triplé: ils sont passés de 6,15 milliards de dollars (dont 2,68 mds USD d&#8217;exportations brésiliennes) à 17,15 milliards de dollars fin 2009 (dont 8,69 mds USD d&#8217;exportations brésiliennes), selon le ministère du Commerce extérieur.</p>
<p>Au Mozambique, le Brésil est particulièrement présent dans le secteur minier avec le géant Vale, qui doit ouvrir une mine de charbon géante en 2011 à Tete (nord), la construction et la production de biocarburants.</p>
<p>Le géant sud-américain apporte également un appui important au ministère de la Santé, notamment dans la lutte contre le Sida. Lula doit inaugurer mercredi à Maputo la première usine publique de médicaments antirétroviraux du continent, financée par le Brésil.</p>
<p>Le président sortant jouit d&#8217;une immense popularité au Mozambique, où la population lui est reconnaissante de cette aide. Mardi, des écoliers l&#8217;ont salué en chantant et dansant: &#8220;Papa Lula, Papa Lula, Bye Bye&#8221;. </p>
<p>AFP.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/11/lula-fait-ses-adieux-a-lafrique-lors-dune-visite-au-mozambique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Mozambique, carrefour des routes de la drogue</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/10/le-mozambique-carrefour-des-routes-de-la-drogue/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/10/le-mozambique-carrefour-des-routes-de-la-drogue/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 17:24:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7178</guid>
		<description><![CDATA[Dans un rapport qu&#8217;elle vient de publier, l&#8217;ONG britannique Chatham House affirme que le Mozambique est une plaque tournante du trafic de drogue international. Il serait un carrefour entre les pays producteurs d&#8217;Amérique latine et d&#8217;Asie, et l&#8217;Europe consommatrice. Après l&#8217;héroïne, le mandrax et la marijuana, dès les années 80, la cocaïne transite désormais aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un rapport qu&#8217;elle vient de publier, l&#8217;ONG britannique Chatham House affirme que le Mozambique est une plaque tournante du trafic de drogue international. <span id="more-7178"></span>Il serait un carrefour entre les pays producteurs d&#8217;Amérique latine et d&#8217;Asie, et l&#8217;Europe consommatrice. Après l&#8217;héroïne, le mandrax et la marijuana, dès les années 80, la cocaïne transite désormais aussi par ce pays d&#8217;Afrique australe.<br />
Le rapport de l&#8217;ONG s&#8217;appuie sur le travail de la SOCA, l&#8217;Agence britannique de lutte contre le crime organisé. Différent types de drogue passent par le Mozambique. L&#8217;héroïne, produite en Asie de l&#8217;Est, vient par voie aérienne jusqu&#8217;au Mozambique. Selon l&#8217;économiste Joseph Hanton, spécialiste du pays à l&#8217;université libre de Milton Keynes en Angleterre, cette drogue proviendrait du Pakistan, passerait par Dubaï, la Tanzanie et enfin le Mozambique. Elle y serait stockée et repartirait par bateaux jusqu&#8217;en Europe.</p>
<p>La cocaïne, elle, arriverait par avion de Colombie, via le Brésil puis se dirigerait vers les pays européens. Selon Chatham House, certains trafiquants utilisent des « mules », des passeurs transportant la drogue dans leurs bagages ou leur estomac. D&#8217;autres s&#8217;appuient sur des Mozambicains influents, dans les milieux d&#8217;affaires proches du pouvoir. Le cannabis, produit localement, et le mandrax*, venu d&#8217;Inde, vont directement en Afrique du Sud voisine pour y être consommés. Ce trafic est difficilement quantifiable. Toutefois, selon le professeur Joseph Hanton, il représenterait le plus grand commerce du pays.</p>
<p>Des frontières poreuses</p>
<p>Le Mozambique est devenu une destination intéressante pour les trafiquants de drogue à la fin des années 1990. La guerre civile terminée (1975-1992), les communications pouvaient reprendre et ouvraient un chemin atlernatif au circuit traditionnel d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, moins accessible aux instances de surveillance internationale.</p>
<p>Selon Chatham House, la géographie du Mozambique est propice au trafic. Sa zone maritime de presque 600 000 km², ses 2 740 km de côtes, ses archipels et ses 4 571 km de frontières terrestres sont autant de portes d&#8217;entrée impossibles à surveiller. « Et pour cause, nous sommes un pays pauvre. Nous n&#8217;avons pas les véhicules, les appareils de surveillance et le personnel suffisant pour assurer cette mission », analyse Jovencio Chirindva, membre de l&#8217;association mozambicaine Réseau national contre la drogue.</p>
<p>Le problème est pris très au sérieux par les instances internationales. Il a même valu au Mozambique, la visite du secrétaire général d&#8217;Interpol, Ronald Noble, en juillet dernier. Une première pour ce pays pourtant membre de l&#8217;organisation depuis octobre 1989.<br />
Interpol a donc envoyé des agents qui forment depuis plusieurs mois une force de travail pour enquêter sur le trafic. L&#8217;accent est mis sur la surveillance des frontières. Interpol devrait aider à établir un système sophistiqué de contrôle des passeports afin d&#8217;éviter l&#8217;entrée de trafiquants déjà connus dans d&#8217;autres pays. La lutte contre le commerce de voitures volées sera également intensifiée puisque ces véhicules servent souvent à faire passer de la drogue.</p>
<p>Mais pour Jovencio Chirinda, tout cela est encore insuffisant : « les pays riches devraient donner plus de moyens aux pays du Sud pour lutter contre le trafic de drogue. Ils devraient subventionner l&#8217;achat d&#8217;appareils et une partie des salaires. La drogue va aux Etats-Unis et en Europe. Cela leur coûterait moins cher de prendre le problème à la source que de combattre le trafic dans leurs rues. »</p>
<p><strong>Corruption à tous les étages</strong></p>
<p>Le niveau de salaire extrêmement bas des agents de police et la corruption ambiante portent le coup de grâce à la lutte contre le trafic. Difficile de résister à la tentation quand le salaire moyen tourne autour de 2 000 meticais, soit 40 euros. En 2008, 538 Mozambicains et dix étrangers ont été accusés de trafic de drogue, 480 enquêtes ont été menées pour aboutir à la condamnation de seulement 26 personnes.</p>
<p>La corruption touche surtout les hautes sphères de l&#8217;Etat et les milieux d&#8217;affaires influents. En juin dernier, un rapport du département du Trésor des Etats-Unis a désigné Momade Bachir Sulemane comme un baron du trafic de drogue mondial. Il est l&#8217;homme d&#8217;affaires le plus riche du pays, membre historique du Frelimo, le parti au pouvoir, et le principal bailleur de fonds de la campagne électorale du président Armando Guebuza.</p>
<p>A l&#8217;heure actuelle, le milliardaire n&#8217;est toujours pas inquiété et jouit du soutien indéfectible du gouvernement. Le directeur de la Police d&#8217;investigation criminelle, Carlos Comé, a rappelé qu&#8217;aucune enquête n&#8217;était menée à l&#8217;encontre de Momade Bachir Sulemane. Selon le ministre de l&#8217;Intérieur, José Pacheco : « les Etats-Unis n&#8217;ont fourni aucune preuve pour qu&#8217;une procédure judiciaire soit ouverte ».</p>
<p>*<em>Le Mandrax</em> ou  <em>Méthaqualone</em> est un sédatif utilisé depuis de longues année comme drogue bon marché, en particulier en Afrique du Sud. </p>
<p>RFI.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/10/le-mozambique-carrefour-des-routes-de-la-drogue/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mozambique to reverse bread price hikes: minister</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-to-reverse-bread-price-hikes-minister/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-to-reverse-bread-price-hikes-minister/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 14:27:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7019</guid>
		<description><![CDATA[- Mozambique&#8217;s government will reverse a bread price increase after food riots in which 13 people were killed last week, the planning minister said on Tuesday. The 30 percent rise in the price of bread due to soaring global wheat prices sparked the worst riots since 2008 in the southern African country, one of the [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- Mozambique&#8217;s government will reverse a bread price increase after food riots in which 13 people were killed last week, the planning minister said on Tuesday.<span id="more-7019"></span></p>
<p>The 30 percent rise in the price of bread due to soaring global wheat prices sparked the worst riots since 2008 in the southern African country, one of the world&#8217;s poorest.</p>
<p>&#8220;The government has agreed to keep the old price of bread and the costs would be met by subsidies,&#8221; Planning and Development Minister Aiuba Cuereneia told reporters.</p>
<p>President Armando Guebuza&#8217;s government previously said it was helpless because of the spike in wheat prices linked partly to drought and fires in Russia.</p>
<p>The United Nations special rapporteur on the right to food, Oliver De Schutter, warned on Tuesday that the Mozambique riots should be a wake-up call for governments who had ignored food security problems which arose two years ago.</p>
<p>Police fired rubber bullets, live ammunition and teargas during the three days of protests over the bread price hikes and increases in water and electricity tariffs in Mozambique last week. Among the dead were two children.</p>
<p>The government-imposed price rise took the cost of a bread roll &#8212; the bread staple of Mozambicans &#8212; to 20 U.S. cents in a country where the average worker earns around $37 a month.</p>
<p>Cuereneia said old prices of imported food like some vegetables and rice would be maintained through the reduction of customs duty and value added taxes.</p>
<p>Electricity prices would also be rolled back while new water connection fees would be reduced by 50 percent.</p>
<p>The government will put in place austerity measures to help fund the subsidies by freezing salary and allowance increases for senior government officials while foreign travel for government officials will be limited.</p>
<p>The government estimated that the riots caused damage of around 122 million meticais in the former Portuguese colony where 70 percent of people live on less than $2 a day.</p>
<p>Reuters.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-to-reverse-bread-price-hikes-minister/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mozambique : retour au calme à Maputo</title>
		<link>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-retour-au-calme-a-maputo/</link>
		<comments>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-retour-au-calme-a-maputo/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 12:31:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AfricaTimes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.africa-times-news.com/?p=7012</guid>
		<description><![CDATA[Pour la première fois le 3 septembre, les émeutes contre la vie chère au Mozambique se sont étendues en province notamment à Chimoio, théâtre d&#8217;une manifestation durement réprimée. Dans cette ville à 750 km au nord de la capitale, la police a tiré sur des émeutiers faisant six blessés. A Maputo toujours quadrillée par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la première fois le 3 septembre, les émeutes contre la vie chère au Mozambique se sont étendues en province notamment à Chimoio, théâtre d&#8217;une manifestation durement réprimée. <span id="more-7012"></span>Dans cette ville à 750 km au nord de la capitale, la police a tiré sur des émeutiers faisant six blessés. A Maputo toujours quadrillée par la police, le calme est revenu dans la plupart des quartiers mais le bilan des émeutes s&#8217;est alourdi, l’on parle de dix morts et selon le gouvernement, le mouvement a coûté plus de trois millions de dollars à l&#8217;économie du pays.<br />
Au troisième jour des violences qui ont fait dix morts et près de 450 blessés, la plupart des quartiers de la banlieue de Maputo sont pacifiés et l&#8217;activité a timidement repris le 3 septembre dans la capitale mozambicaine. Les transports en commun ont été rétablis, à l&#8217;exception des chiapas, les taxi-collectifs. Les manifestants ont protesté pendant deux jours contre la vie chère. Avec le retour au calme, les habitants cherchent de la nourriture et autres biens de premières nécessités.</p>
<p>Dès les premières heures du jour, les files commencent à se former. Les supermarchés, les boulangeries ou encore les pompes à essence sont assiégées. Antonio Caetano attend dans sa voiture devant la station de la rue Salvador Allende :</p>
<p>« Je n’ai pas mis un pied dehors à cause des grèves, et c’est seulement aujourd’hui que je sors. Ma voiture est à sec. Je suis donc à la pompe pour faire le plein. Quand il y a des grèves, c’est toujours difficile de trouver de l’essence. Ils ont peur d’ouvrir les pompes. Ici j’arriverai à faire le plein, mais sur mon chemin depuis Matola, toutes les pompes étaient fermées. Il n’y en avait pas une d’ouverte. »</p>
<p>A Chimoio, l’un des quartiers qui s’est embrasé pendant les émeutes, c’est électricité qui fait défaut. Une centaine de personnes attendent devant un magasin d’électricité du Mozambique pour acheter du courant.</p>
<p>Jorge Gomes est en colère. Pour lui, ces deux jours de grève n’ont fait que paralyser la ville : « Nous sommes restés deux jours sans électricité. En plus, on ne pouvait rien faire parce que nos propres magasins ont été vandalisés par le peuple. Tous les produits ont été volés. Maintenant il y a des files d’attente énormes, et des produits comme les surgelés sont restés sans froid pendant tout ce temps, et parfois se sont abîmés ».</p>
<p>Pour éviter les pillages, certains supermarchés du centre ville ont fermé leurs portes dès l’après-midi. Dans les banlieues, ceux qui le pouvaient, partaient chercher de la nourriture dans la province de Gaza pour la revendre à Maputo.</p>
<p>RFI.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.africa-times-news.com/2010/09/mozambique-retour-au-calme-a-maputo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
<!-- This Quick Cache file was built for (  www.africa-times-news.com/category/nations/mozambique/feed/ ) in 5.07238 seconds, on Feb 7th, 2012 at 3:02 pm UTC. -->
<!-- This Quick Cache file will automatically expire ( and be re-built automatically ) on Feb 7th, 2012 at 4:02 pm UTC -->
