RDC : affrontements entre l’armée et des rebelles

Central Africa, Congo, Democratic Republic of the, War — By AfricaTimes on April 30, 2012 12:26 pm

Des soldats proches du général Jean-Bosco Ntaganda, qui ont fait défection début avril, affrontent l’armée congolaise dans l’est de la RDC, a affirmé dimanche 29 avril un commandant des Forces armées (FARDC).

« De violents affrontements à l’arme lourde sont en cours près de Mweso [province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, NDLR] », a déclaré dimanche un commandant des FARDC qui participe aux combats. Mais celui-ci n’a pas fourni de bilan, même provisoire, de l’opération, se bornant à évoquer des déplacements de population. « Une centaine de personnes ont fui Mweso en direction d’un autre village, Kitshanga, à une vingtaine de kilomètres », a-t-il indiqué.

D’autres déplacés ont fui de Mushaki à Goma, capitale du Nord-Kivu, a constaté le correspondant de l’AFP à Goma. Ces événements font suite à la désertion, début avril, de plus d’une dizaine d’officiers supérieurs, proches du général Jean-Bosco Ntaganda, ex-chef d’état-major du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), avec à leur suite quelques centaines d’hommes, dans les provinces instables du Nord et du Sud-Kivu (Est).

Visé par la CPI

Depuis, plusieurs de ces officiers ont réintégré leurs unités ou se sont rendus, et seuls quelques-uns étaient traqués par les FARDC, selon un militaire. Le président Joseph Kabila s’est par ailleurs rendu le 12 avril aux Kivu pour rappeler les troupes à l’ordre et menacer de sanctions les soldats indisciplinés.

Habituellement basé à Goma, Jean-Bosco Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d’enrôlement d’enfants. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a annoncé mi-mars qu’il allait demander un nouveau mandat d’arrêt contre lui pour des viols et meurtres commis pendant qu’il était à la tête du CNDP et après son intégration dans l’armée en 2009.

Changement de discours

S’il a toujours refusé de l’arrêter, le président Joseph Kabila a récemment changer de discours. « Cette indiscipline qui s’est manifestée dans l’armée, cette fois-ci je viens régler ça. À la prochaine, que ce soit Bosco Ntaganda ou n’importe quel autre officier, ils seront arrêtés et déférés devant la justice », avait-il mis en garde lors de sa récente visite à Goma.
Une déclaration qui intervenait peu de temps après la condamnation de Thomas Lubanga par la CPI, le 14 mars, pour enrôlement, souscription et utilisation d’enfants-soldats durant la guerre civile en Ituri (RDC) en 2002-2003.

Jeune Afrique.

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