RDC: la Céni suspend la publication des résultats des législatives

Central Africa, Congo, Democratic Republic of the, Politics — By AfricaTimes on December 23, 2011 8:00 am

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a décidé le 21 décembre 2011 de suspendre la publication des résultats des élections législatives dans certains centres de vote de République démocratique du Congo en raison de multiples incidents. Elle demande l’aide des Nations unies. Par ailleurs, les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent les violences des forces de l’ordre et les arrestations arbitraires.
Avec 11 candidats pour un siège, la présidentielle menaçait déjà de faire 10 mécontents. Avec plus de 18 000 candidats pour 500 sièges à l’Assemblée nationale, le risque est encore plus grand.

Dans plusieurs circonscriptions des tensions se sont même fait sentir entre candidats du même camp de la majorité. On ne compte plus les incidents et les tentatives de corruption des agents de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans les centres de compilation de l’Equateur, des Kivu, des Kasaï et du Katanga.

Des chefs de centres ont été arrêtés pour tricherie près de Goma ; des entraves aux témoins ont été constatées dans les centres de Likasi et de Lubumbashi. Des procès-verbaux ont été transformés allègrement à Kananga.

Partout les législatives avancent inéluctablement vers une dangereuse confusion. On a même vu lundi dernier une scène hallucinante sur une chaîne de télévision locale : un candidat suppliant le président de la Céni de lui donner plus de voix pour lui permettre de passer !

La Céni suspend donc la compilation en attendant l’aide des experts électoraux des Nations unies. Ils auront du pain sur la planche pour livrer des résultats présentables le 13 janvier prochain.

Par ailleurs, ce 21 décembre, l’organisation non gouvernementale, Human Rights Watch (HRW) a affirmé qu’« au moins 24 personnes ont été tuées par les forces de sécurité entre les 9 et 14 décembre ». Amnesty International a accusé les forces de sécurité d’avoir procédé à une vague d’arrestations « politiques, arbitraires et illégales » ayant ciblé « des civils, des journalistes, des avocats et des responsables de l’opposition politique ».

Le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi a indiqué que des enquêtes judiciaires allaient être ouvertes.

RFI.

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