Guinée-Bissau: Compaoré comme médiateur ?

Burkina Faso, Diplomatie, Guinee Bissau, West Africa — By AfricaTimes on December 31, 2011 10:41 am

Jean Ping a sollicité les bons offices du chef de l’Etat burkinabè lui demandant de jouer le rôle de médiateur. Le président de la commission de l’Union africaine a fait escale le 29 décembre au Burkina Faso après s’être rendu en Guinée-Bissau, au lendemain d’une nouvelle crise au sein de l’armée bissau-guinéenne. Lundi dernier, un groupe de militaires a lancé une attaque contre l’armée. Une attaque qualifiée de tentative de coup d’Etat par les autorités au pouvoir.
Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré n’est pas hostile à une médiation à Bissau. II envisage de s’engager pour favoriser le dialogue entre les parties rivales au sein de l’armée à condition qu’un mandat lui soit officiellement confié par l’Union Africaine et la Cédéao , la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.
De son côté, le Premier ministre Carlos Gomes Junior est revenu sur l’attaque de lundi menée par un groupe de militaires contre sa hiérarchie. Dans une interview à la radio nationale à Bissau, il donne sa version officielle des faits, que les autorités qualifient de tentative de coup d’Etat :

« Un dépôt d’armement de l’armée a été pris d’assaut, des armes y ont été dérobées. Il a fallu arrêter plusieurs officiers. On a également été informés du fait qu’il y aurait également des civils impliqués dans cette affaire. Heureusement de chef d’état-major des armées a pris les mesures nécessaires et on a, donc, évité le pire, et ce qui aurait pu amener le pays à un retour en arrière et à une remise en cause de la réforme du secteur de défense et de sécurité.

L’information que nous possédons, poursuit Carlos Gomes Junior, c’est qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat du chef d’état-major des armées et également du Premier ministre. Là le procureur général de la République a déjà mis sur pied une commission d’enquête, nous attendons le résultat. Je pense qu’il s’agit là de quelque chose d’extrêmement grave parce que nous sommes dans un Etat de droit et on ne peut pas continuer de tolérer des actes de cette nature. Surtout que nous avons des engagements très sérieux vis-à-vis de la communauté internationale. L’Etat et nos partenaires ont déjà dépensé beaucoup d’argent pour mener à bien la réforme du secteur de défense et de sécurité ».

RFI

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