Togo: les hôpitaux en grève

Society, Togo, West Africa — By Antoine Yakpo on June 2, 2011 10:04 am

Antoine Yakpo
La grève du personnel des centres hospitaliers du Togo a eu lieu avant-hier mardi 31 mai 2011. Les responsables du SYNPHOT ont estimé qu’ils ont laissé ces 24h de répit aux autorités pour la discussion. Mais la rencontre qu’ils ont eue avec le ministre de la santé, Komla Mally et son collègue de l’emploi et du travail, Octave Nicoué Broohm dans la journée d lundi, n’a rien donné. Et le SYNPHOT a mis en exécution sa menace. Ainsi tous les centres médico-sociaux et les unités périphériques ont été paralysés par le mouvement.
« Notre porte n’est jamais fermée à preuve, le lundi nous avons encore rencontré les autorités mais nous avons l’impression que le gouvernement ne fait que des promesses en l’air, du dilatoire et rien de concret. Il faut à chaque fois des mouvements sociaux pour l’amener à appliquer les accords qu’il a lui-même signés. En 2008 et 2010, nous avons signé des accords avec le gouvernement mais l’application pose problème », a confié le président du SYNPHOT, le professeur David Ekoué Dosseh. Avant d’ajouter que « l’année dernière, par exemple, ils nous ont dit que poser comme doléances que nos CHU manquent de connexions internet n’honore pas notre pays et qu’ils s’engagent à le faire dans un délai de huit semaines. Un an après, nous manquons toujours de la connexion internet ».
A l’entrée du CHU-Tokoin hier matin une banderole est adressée indiquant aux malades que le personnel des centres médicaux du Togo est en grève. Même constat au CHU-Campus et au centre hospitalier régional de Lomé. Ce qui fait dire au président du SYNPHOT que « le mot d’ordre est bien respecté et la mobilisation parfaite et totale aussi bien dans les hôpitaux de Lomé que dans ceux de l’intérieur du pays ».
Les principaux services hospitaliers sont touchés par ce mouvement à l’exception des réanimations et des services des urgences vitales qui restent fonctionnels.
« Nous ne sommes pas fiers de cette situation », déplore le président du SYNPHOT « car notre vocation c’est de soigner les gens mais nous devons travailler dans de bonne condition ».
La principale revendication des praticiens hospitaliers est l’adoption dans les meilleurs délais du statut particulier du corps de la santé avec option d’application immédiate de l’ensemble des avantages y afférents. Par ce statut, c’est l’ensemble de nos prestations qui seront améliorées.
En attendant la satisfaction de leur doléance, le SYNPHOT demande à ses membres de rester mobilisés pour les prochains mots d’ordre qui, dit-on du côté du syndicat, vont monter en crescendo si les autorités ne répondent pas favorablement à leurs doléances.

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