RDC: Benda Bilili ! chante un cinéma fusionnel et inventif

Congo, Democratic Republic of the, Culture — By AfricaTimes on May 15, 2010 9:24 am

Un coup de foudre musical qui s’est transformé en film. Benda Bilili raconte le rêve de Ricky : faire des musiciens paraplégiques le meilleur orchestre du Congo Kinshasa. Pour son ouverture, La Quinzaine des réalisateurs a fait vibrer la croisette au son de la musique énergique de Staff Benda Bilili.
Les malheurs et la grandeur de Kinshasa

Le documentaire raconte l’ascension du groupe vue de l’intérieur. Des musiciens, pour la plupart rendus paraplégiques par la poliomyélite, qui dormaient sur des cartons et qui sont aujourd’hui célébrés dans le monde entier. « Quand on a rencontré les Benda Bilili en 2004, on les a rencontré un soir par hasard » racontent les réalisateurs Renaud Barret et Florent de La Tullaye dans l’émission Culture Vive sur RFI. On leur a tout de suite proposé de les filmer, parce qu’on était en train de faire un film sur les musiciens de Kinshasa. Ca a commencé comme ça. » Une aventure qui a exigé six ans de travail ! Résultat : Les huit musiciens congolais ont permis aux deux réalisateurs français à découvrir les malheurs et la grandeur de Kinshasa : les enfants qui dorment dans la rue et la culture urbaine africaine.
Les deux réalisateurs sont devenus « par hasard » les producteurs de Benda Bilili. A l’origine, Florent de La Tullay est photographe, Renaud Barret a longtemps travaillé comme graphiste. Après avoir réalisé ensemble des documentaires sur l’Afrique, ils découvrent l’histoire de ce groupe pas comme les autres. D’abord, leur objectif s’est limité à leur faire enregistrer un disque. Mais l’enregistrement finit en catastrophe, le centre pour handicapé qui héberge les musiciens, est détruit par un incendie, les musiciens se retrouvent à la rue. Heureusement, en parallèle, les réalisateurs avaient aussi filmé le quotidien des musiciens. Après deux ans seulement ils se rendent compte que les 500 heures de rushes représentent un film en or : Benda Bilili ! (en français Au-delà des apparences).
Quand l’album Très très fort sort en mars 2009, c’est la consécration et des tournées en Europe, en Chine et en Japon qui s’enchaînent. Avec leur présence à Cannes, un autre rêve devient réalité : « Ils chantent : on dort sur des cartons, mais un jour on se paiera un matelas de luxe, se souvient Renaud Barret. Je pense, qu’à Cannes, il y a des beaux matelas. »

RFI.

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