Cameroun: Des étudiants en médecine en grève de la faim

Cameroon, Society — By AfricaTimes on February 23, 2010 10:00 am

Ils réclament l’application de La 11ème conclusion qui, d’après eux, leur donne accès en Master I. Une chaleur torride règne en cette matinée du 22 février 2010 sur le campus de l’université de Yaoundé I à Ngoa-Ekelle. Sur l’asphalte, juste en face du rectorat, quatre étudiants offrent un spectacle désolant.

Affalés sur des cartons disposés à même le sol, deux d’entre eux, vêtus chacun d’une paire de chaussettes bleues et noires,d’une chemise et d’un pantalon, scrutent désespéramment le ciel bleu. Un autre, recouvert d’un drap fleuri, pique un somme alors qu’un quatrième vide le contenu d’une bouteille d’eau minérale. Devant eux, traînent 10 pancartes: « C’est quoi ce complot contre la jeunesse ?», « N’insultez pas l’intelligence, n’insultez pas la jeunesse… », « Tous les étudiants de la Fmsb sont égaux » « Pas de deux poids deux mesures », peut-on y lire. Depuis jeudi 18 février 2010, ils mènent une grève de la faim illimité pour, disent-ils, dénoncer une injustice à l’endroit de certains étudiants

Yannick Poudjom, le vice-président chargé des Affaires académiques de l’Association des étudiants de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb) de l’UYI, par ailleurs, porte parole des grévistes, explique : « Nous réclamons l’application de la 11ème conclusion de la concertation Minesup (ministère de l’enseignement supérieur) /Rectorat de l’université de Yaoundé I, du cycle des études biomédicales et médio-sanitaires du 27 mars 2009 ». En d’autres termes, « nous savons que la moyenne de 12/20 au moins doit être appliqué comme critère de sélection et de passage d’un cycle à un autre, tel que déterminé par le Conseil d’université », poursuit l’étudiant qui dit avoir obtenu 14/éà, mais manifeste par solidarité pour ses camarades. Des passants s’attardent devant lui et lancent : « Gars, laissez tout entre les mains de Dieu. C’est lui seul qui peut résoudre ce problème ». Pour d’autres par contre, « Quand on a pas le niveau, il faut cesser de déranger les gens ».

Pourtant, à en croire ces étudiants, il ne s’agit pas d’une question de niveau : « Nous étions 17 licenciés. 8 ont obtenu 14/20. L’accès en Master I a été refusé aux 9 autres licenciés en sciences médicales et médico-sanitaire pour le compte de l’année académique 2009/2010 », proteste Yannick Poudjom, se basant sur l’article 43 du décret N 93/036 du 29 janvier 1993 qui stipule que « Les modalités de sélection des étudiants dans divers cycles de formation adoptent la moyenne de 12/20 ». Or, de source interne à la Fmsb, « Un décret du 26 juillet 2004 en son article 7 stipule que le passage de licence en maîtrise est de 70%, soit 14/20 de moyenne ».

Le 4 janvier 2010, les dits étudiants ont saisi le recteur de l’UYI, Bouba Oumarou. Lequel les a convoqués le 14 janvier dernier en présence du Doyen de la Fmsb, le Pr. Bonaventure Tetanyi Ekoe. Cependant, « Il nous a traduit au Conseil de discipline en promettant qu’il allait avoir notre tête », affirme Yannick Poudjom. Rendu à la Fmsb, hier, 22 février 2010, Le Jour n’a pas pu rencontrer le Doyen de cette faculté. Entre temps, les réunions se sont succédé à l’UYI et au ministère de l’Enseignement supérieur. Lesquelles réunions, d’après les étudiants, n’ont pas porté de fruit alors que le 1er semestre tire à sa fin.

In Le Jour.

2 Comments

  1. DAFOU says:

    c’est terrible on est où là?

  2. ruphin godji says:

    Communauté Estudiantine Africaine
    http://c-e-a.blogspot.com
    cea@sify.com
    tel : (+ 225) 06 991 547

    Chère soeur, cher frère,

    L’heure est venue pour nous étudiants africains de prendre nos responsabilités devant l’histoire.
    Nous pensons aujourd’hui, au regard de la dégradation de nos conditions objectives d’existence et de celle des structures et autres institutions chargées de la formation et de la recherche intellectuelle et professionnelle dans nos Etats, qu’il est plus que jamais temps pour notre génération d’assumer la relève.

    C’est aussi résolu à préserver les générations futures de touts ces fléaux, guerre, famine… et autres misères qui infligent aux peuples africains d’indicibles souffrances.

    C’est donc guidé par notre foi en ce que c’est seulement ensemble que nous pourrons favoriser et créer les conditions de notre bien être et celui de nos peuples, que nous avons pensé la nécessité pour nous étudiants africains de sortir de nos regroupements et autres mouvements restreints et singuliers pour réunir ce qui nous reste encore de force si nous voulons que demain est sens pour nous et pour nos peuples.

    Notre message à vous adressé en ce jour est un appel à la réunification, à la fédération de toute les organisations estudiantines africaines de quel que nature qu’elle soit, sans distinction aucune en une seule entité, en une Communauté.

    Nous avons posé les bases légales de cette nouvelle ère, aujourd’hui nous avons décidé de nous consacrer entièrement à cette œuvre, nous sommes résolument engagés vers la matérialisation de la réunification des fils et des filles d’Afrique, de nos peuples. La réunification est de nos peuples est plus qu’un devoir pour notre génération, elle est notre destinée, car pour nous et pour les nôtres demain en dépend.

    Cher frère fils d’Afrique ou d’origine africaine, chère sœur fille d’Afrique ou d’origine africaine prenons de la hauteur car l’ouvrage est immense, oublions un seule instant ce moi qui nous renferme pour que l’Afrique renaisse de ses cendres dans le temps et dans l’espace.

    Nous sommes pris par le temps prenons donc notre temps, aujourd’hui la réunification est inévitable et incontournable, nous ne pouvons pas penser demain en rang dispersé, nous ne pouvons nous permettre de rester en marge de notre histoire.

    La matérialisation de cette réunification n’est plus pour longtemps, du 26 au 31 Décembre 2012 la Communauté estudiantine africaine toute sera réunie pour penser l’Afrique nouvelle, l’imminence de l’événement est tel que nous ne pouvons pas rester indifférent, ce serait rester en marge de notre histoire, ce serait renier notre moi, notre identité africaine.

    C’est donc dans l’optique des préparatifs de cette événement que nous nous sommes organisés dans un cadre réunificateur, la Communauté Estudiantine Africaine base légale de cette organisation nouvelle, pour ensemble penser notre avenir, l’avenir de notre Afrique. La constitution légale de cette organisation nouvelle nous permet d’aller vers l’Assemblée Générale d’une organisation qui sera la fédération de la jeunesse estudiantine africaine toute entière.

    Cette organisation nouvelle donc, la Communauté Estudiantine Africaine réunira le premier Congrès de la jeunesse estudiantine comme dit plus haut du 26 au 31 Décembre 2012 sur nos terres.

    L’Université de Bouaké en Cote d’Ivoire, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, l’Université de Tripoli en Libye, l’Université du Caire en Egypte, l’Université d’Addis-Abeba en Ethiopie, l’Université d’Antananarivo à Madagascar, l’Université de Pretoria d’Afrique du Sud, l’Université Omar Bongo de Libreville au Gabon et l’Université de Lagos au Nigeria sont en compétition pour accueillir cet événement.

    Dans le cadre des préparatifs de ce Congrès qui attend, nous le pensons, plus de cinq mille participants, étudiants et étudiantes qui viendront des quatre coins du monde pour penser l’amélioration de leurs conditions de vie aussi bien dans nos Etats africains qu’à l’étranger et le développement des structures chargées de formation et de recherche intellectuelles et professionnelles en Afrique, pour apporter leur pierre à la construction de l’édifice de l’Afrique nouvelle, pour répondre d’une seule voix à l’appel à la relève de nos pères, à l’appel de la révolution économique de nos peuples, pour harmoniser leurs efforts aussi bien individuels que collectifs vers la réunification des Etats africains.

    Nous serons en tourné dans les capitales de nos Etats du 23 Février au 05 Septembre 2011, pour ensemble avec nos frères et sœurs finaliser les préparatifs de l’organisation de cet événement qui sera pour nous étudiants africains l’acte premier de la renaissance, de la réunification africaine.

    C’est donc dans le cadre des préparatifs de cet événement que nous espérons avoir l’honneur, cher frère, chère sœur de vous rencontrer pour vous dire de vive voix la reconnaissance de La Communauté Estudiantine Africaine toute entière à votre égard, vous demander de bien vouloir participer à la première réunion du Congrès de la Communauté Estudiantine Africaine et solliciter votre soutien dans le cadre de l’organisation de cet événement.

    Chaque jour est une nouvelle expérience, la réalité est le rêve commun des hommes, nous voulons avec vous faire l’expérience de rêver d’une Afrique nouvelle et nous espérons que l’Afrique renaîtra de ses cendres

    L’expression de notre profonde reconnaissance.

    Monsieur le Président

    Ruphin GODJI

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