Le Cameroun et son développement énergétique
Cameroon, Economy — By AfricaTimes on January 25, 2010 9:37 amIl n’est pas aisé d’avoir de l’eau potable au Cameroun. Selon les estimations du ministère en charge de l’Energie et de l’eau (MINEE) dans le pays, à peine 40% de la population camerounaise a accès à l’eau potable. Et la situation en zone rurale (notamment dans les régions du Nord et de l’Extrême Nord) est encore pire. L’eau devient de plus en plus rare dans certaines régions du pays. Le Lac Tchad, par exemple, a perdu au moins 10% de sa contenance en eau en quelques années. S’agissant de l’énergie, le tableau n’est pas plus reluisant. A ce jour, le Cameroun utilise environ 1 100 mégawatts d’énergie électrique. Alors que le Cameroun constitue la deuxième réserve hydroélectrique en Afrique centrale (après le Congo), le Cameroun continue de connaître des insuffisances en production électrique. Les autres sources d’énergie, qui ont connu depuis deux décennies une utilisation importante dans beaucoup de pays, tardent à trouver une réelle impulsion de développement dans le pays de Paul Biya. Selon le ministre en charge de l’Energie et de l’eau, Dr. Nganko Tomdio Michael, « nous avons de l’énergie solaire, éolienne, … à profusion. Mais, nous n’utilisons pas encore vraiment ce type de source d’énergie ». Pour ce qui est de l’énergie solaire, des expériences sont faites à Douala et Yaoundé. Par ailleurs, des expériences sont effectuées sur les cols de Bana, Kounki et dans les Bamboutos pour la production de l’énergie éolienne. L’énergie issue de la biomasse vient de connaître un espoir avec une étude de faisabilité concluante qui s’est déroulée dans le Nord, l’Extrême Nord et le Nord Ouest du pays.C’est dans ce contexte tout du moins désolant que s’est tenu à Yaoundé, une conférence internationale sur l’énergie et l’eau. Présidés par le MINEE, les travaux avaient pour principal objectif d’étudier les voies et moyens pour optimiser la production électrique et hydraulique du Cameroun. Les participants sont venus du monde entier. Pour le Cameroun, les échanges d’expérience et les suggestions devraient permettre aux dirigeants de mettre en place une vision pour le futur. « Les grands projets en cours dans la production de l’énergie ont déjà reçu des accords de financements et le démarrage des travaux est prévu pour cette année. Mais, il faudra attendre deux ou trois ans pour qu’ils soient opérationnels », souligne le ministre Michael Tomdio Nganko. Ces grands projets vont permettre de résorber la demande en énergie électrique d’ici 2016. Certaines interventions étaient très attendues. On cite notamment celle du directeur général de AES-SONEL, entreprise distributrice d’électricité, que les Camerounais ne portent pas toujours à cœur à cause des coupures intempestives (délestages) qu’ils subissent. Jean David Bilé est intervenu dans une table ronde sur les politiques de développement de l’énergie et l’eau au Cameroun. Economiquement parlant, l’énergie hydroélectrique est moins onéreuse pour les industriels. Raison pour laquelle l’accent est mis sur son développement afin de permettre aux industries de mieux s’implanter sur le territoire national.
Source: Le Messager.





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