Un Camerounais champion du monde de boxe Thaïlandaise

Cameroon, Sport — By Armand Djoualeu on December 26, 2009 8:32 am

Armand Djoualeu et Le Messager

Stéphane Mbida pratique depuis une quinzaine d’années le Mua tai, plus connu sous le nom de boxe thaïlandaise, cet art, dit dangereux, et tiré des pratiques martiales ancestrales.

Pour cette discipline qui exige de la souplesse, des réflexes, la puissance et la force, mais aussi des aptitudes mentales comme la volonté, le courage et le respect, c’est un garçon aux allures calme, réservée et très concis dans son discours qui la pratique. Son physique n’a rien d’un boxeur, à plus forte raison d’un champion du monde. Cependant, sur le ring c’est un véritable gladiateur. D’ailleurs, il l’avoue lui-même, « sur le ring je deviens un lion. Rien ne m’arrête. Je donne tout ce que j’ai pour remporter le combat. Je n’ai que cette soif là qui m’anime en permanence», confie t-il.C’est sans doute cette volonté, cette détermination et cet « esprit lion » qui lui ont valu le sacre de champion du monde en boxe thaïlandaise depuis quelques mois, suite au combat qui l’a opposé à un certain Evan Valeri à Carrera en Italie. Sur huit pays représentés à ce grand rendez vous du Muay Thaï, Stéphane Mbida, telle une vraie machine de guerre, a envoyé au tapis tous ses adversaires. Une performance honorable certes, mais dont il souhaite améliorer pendant les échéances à venir car « je ne suis pas de ces boxeurs qui jubilent et battent campagne dés le premier instant où ils brandissent une ceinture. Moi je veux aller plus loin, boxer, porter plus haut les couleurs de mon cher et beau pays et devenir un maillon incontournable dans cette discipline », espère t-il.

Trois fois champion de Suisse (1998, 1999 et 2000 Ndlr), champion d’Europe en 2005 à Gorazie en Slovénie, en s’imposant en finale par KO face à l’allemand Priest, « Steph » comme l’appelle affectueusement ses amis d’enfance espère tout au moins qu’il sera bien accueilli par les siens, car, tranche t-il « j’ai longtemps combattu dans l’ombre sous les couleurs de mon pays. Aujourd’hui j’estime que l’heure du champion que je suis, est venue de dire comme un fils devant ses parents, « me voici enfin devant vous ». Sans commentaire.

1 Comment

  1. Fulgence says:

    BONJOUR J\’AIMERAIS SI POSSIBLE ENTRER EN CONTACT AVEC CE CHAMPION.

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