Côte d’Ivoire : Grève des enseignants.
Côte d’Ivoire, Education — By Richard Nkafu on November 18, 2009 3:11 pmRichard Nkafu
Le front social est perturbé depuis plusieurs jours par des grèves, dans le milieu éducatif surtout. Le mouvement, enclenché depuis le 2 novembre par les éducateurs préscolaires, est mis en épingle depuis lundi par les syndicats de l’Enseignement secondaire général et technique.
Cette soudaine poussée de fièvre, explique M. Soro Mamadou, le secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire public de Côte d’Ivoire (Synesci), a pour origine une note du directeur général de la Fonction publique, en date du 11 novembre, les informant de ce que les effets financiers de leur reclassement convenus pour la fin novembre 2009, n’est plus possible.
Une grève est ainsi engagée officiellement depuis lundi. Sur le terrain cependant, ce mouvement de grogne était vérifiable depuis le vendredi 12 novembre.
Selon M. Sérikpa Dagou, les enseignants du primaire public de Côte d’Ivoire ne veulent rien d’autre que de voir appliqué, à la fin du mois de novembre, le décret n°2009-208 du 29 juin 2009 fixant des échelles de traitement de fonctionnaires enseignants des emplois du secteur éducation-formation. Vu que l’article 3 dudit décret stipule qu’il prend effet à compter du 1er novembre 2009 et “abroge toutes les dispositions antérieures contraires “.
Le secrétaire général du SAEPPCI ne comprend pas ainsi pourquoi les autorités ne veulent pas tenir leur engagement.
le 11 novembre dernier, en effet, au cours d’une réunion au ministère de la Fonction publique et de l’Emploi, les enseignants apprenaient avec stupéfaction que leur reclassement ne sera pas pris en compte à la fin du mois de novembre. Information qui avait été confirmée un peu plus tard ce même jour par le ministre de l’éducation nationale qui lui, rassurait les enseignants qu’ils percevraient « la moitié de la bonification qui sera payée aux bénéficiaires ».
Les enseignants ne veulent pas être “infantilisés”. Ils prévoient dans les jours à venir d’entrer en grève.
Encore une fois, l’école ivoirienne devra pâtir de ce énième bras de fer.
“Pas de reprise de cours tant que nos nouveaux salaires ne sont pas reversés à partir de fin novembre”, martèlent les huit syndicats membres de l’Intersyndicale de l’Enseignement secondaire général et technique qui mènent le mouvement. Avec la Coordination des enseignants et chercheurs du supérieur (Cnec), ils envisagent même un partenariat qui puisse amener les autorités à « accorder de la considération au monde des enseignants.





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ils exagerent