Burkina Faso: Anas du Ghana remporte le grand prix Norbert Zongo
Burkina Faso, Society — By Burkina Faso on November 7, 2009 1:44 pmLes lauréats du prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation édition 2009 sont connus. La remise des prix a eu lieu hier 6 novembre à Ouagadougou au cours d’une soirée gala organisée en marge du 3e festival international de la liberté d’expression et de presse.
C’est Anas Areyaw Anas du Ghana qui a remporté le grand prix Sebgo de l’excellence du journalisme d’investigation édition 2009. Anas est journaliste au journal New Crusading guide. C’est également lui qui a remporté le grand prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation en presse écrite. Le grand prix en radio a été remporté par Zenabou Tarpilga de la Radio diffusion nationale du Burkina. Le jury n’a pas décerné de prix en télévision faute de candidature.
Le prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation est un prix initié après l’assassinat du journaliste Burkinabé Norbert Zongo le 13 décembre 1998. Sebgo qui signifie en langue locale, le vent était le nom de plume de Norbert Zongo. Ses confrères au niveau de la sous région de l’Afrique de l’Ouest organisent ce prix à travers le centre de presse qui porte son nom pour perpétuer sa mémoire et encourager ce genre journalistique qu’il incarnait au Burkina Faso. C’est un concours qui est ouvert depuis la dernière édition en 2008 aux pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) plus la Mauritanie
Les deux articles primés traitent du même thème sous des angles différents. Il s’agit de la prostitution. L’enquête de Anas sur le proxénétisme au Ghana a séduit le jury par la qualité de son travail et surtout le risque pris par l’auteur pour réaliser le dossier. Zénabou Tarpilga s’est quant à elle intéressée à la prostitution des mineurs au Burkina faso.
Les prix ont été remis en marge du festival international de la liberté d’expression et de presse qui prend fin ce 07 novembre. Plus de 200 journalistes du continent africain se sont retrouvés à Ouagadougou pour discuter des préoccupations du moment de leur profession. Ils ont ensemble fait le bilan de la conférence de Windhoek tenue en 1991. Il ressort des débats que le bilan est mitigé. Malgré les acquis sur le plan de la pluralité, des défis demeurent et appellent les journalistes à plus d’engagement et de solidarité pour que la liberté de presse soit une réalité partout en Afrique. La Gambie est citée comme le pays où la situation sécuritaire des journalistes est la plus préoccupante dans la sous région.
Moussa Zongo





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1 Comment
je me rejuire de savoir que la liberte de la presse en afrique puisse prendre un tel tournu. Parlez, investiguez, dites au media comme vous avez commencez et avec precision sur les traffic d\’armes qui tuent, traffic mineraux, fuite des capitaux, mauvaise gerance, les situations qui touchent la vie actuelle en afrique. C\’est vrai que il faut se sentir martyr dans cet engagement.