Côte d’Ivoire : Filtisac attaquée: près de 35 millions de FCFA emportés
Criminality — By AfricaTimes on September 17, 2009 4:06 pmmardi 15 septembre, la société « Filtisac » sise à Abobo, en face de l’Université d’Abobo-Adjamé et spécialisée dans la fabrication de sacs de jute, a essuyé une attaque à main armée. Près de 35 millions de Fcfa, ont été emportés à l’occasion. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le commando, auteur de l’attaque, est tout aussi audacieux que téméraire.
Retour sur une attaque à main armée, qu’il sera difficile d’effacer des anales de l’histoire de cette entreprise. « Filtisac », il est donc un peu plus de 7h. Et l’ambiance à ce moment-là, est au vacarme. Le plus gros contingent des employés, n’est pas à son poste. On remarque une forte concentration de ces derniers, du côté du guichet de la paye. Comment expliquer tout ce tintamarre ? On nous dira plus tard, que toute cette ambiance ne dénote guère d’un mouvement d’humeur. En fait, c’est jour de paye de l’acompte sur salaire, ou vulgairement, « avance sur salaire » du petit personnel. C’est une tradition dans cette entreprise. Tous les « 15 » des mois, les petits travailleurs bénéficient d’une avance sur salaire. Et le plus attendu alors à ce moment-là, c’est bien selon nos sources, le sieur N. Amazoulé, le commis-payeur à « Filtisac ».
Pour cette opération, il revient qu’il y a aussi une tradition qui est respectée. C’est que chaque fois, Amazoulé fait appel à son collègue d’entreprise, le nommé C. Lannuzel, Directeur des moyens généraux et également responsable de la sécurité. Ce, pour que ce dernier mette à sa disposition, des vigiles devant l’escorter de son bureau de la comptabilité, au guichet de la paye. Même si tout cela se passe au sein même de la société, il n’est jamais de trop de s’assurer un minimum de sécurité. Parce qu’entre le service de la comptabilité et le guichet de paye, il y a au moins, une distance d’environ 500 mètres et beaucoup de choses peuvent se passer sur un tel parcours. Mais toujours selon nos sources, au lieu de passer par ce procédé où la hiérarchisation est de mise, Amazoulé fait plutôt appel à un ouvrier qui répond au prénom de Patrice et l’adjoint d’aller saisir un vigile afin que ce dernier vienne l’accompagner sur le parcours. La commission faite, c’est le nommé K. Komenan qui se présente au bureau d’Amazoulé.
Lui, c’est le contrôleur et a l’habitude de convoyer les fonds au niveau de « Filtisac ». Il prend le sac contenant la somme exacte de 34.700.000 Fcfa et les voilà, tous les deux, qui se dirigent vers le guichet de la paye. Ils s’engagent alors dans le couloir séparant le bâtiment de la Direction des ressources humaines, leur point de départ, de celui du magasin de stockage. C’est un couloir qui est forcément emprunté chaque fois, pour gagner le guichet de la paye où attendent les nombreux travailleurs « gagne-petit ». Et c’est au parcours de cette distance, que deux individus assimilés à des employés, se tenant dans le couloir, surgissent brusquement aux devants d’eux et leur brandissent des pistolets automatiques.
Comme on en voit dans les films policiers
Ils sont rejoints par un troisième lascar confondu aux ouvriers attendant leurs sous. Les criminels arrachent le sac d’argent à Komenan, tandis que Amazoulé, réussit à s’échapper, pour s’enfermer dans le local de l’infirmerie. De là, comme les autres ouvriers auxquels n’échappent la scène de l’attaque, il se met crier « au voleur ! » de toutes ses forces. Au milieu de tout ce boucan, Komenan lui aussi en profite, pour décamper. Le quatrième bandit planqué dans le parking intérieur, lance alors à l’endroit de ses trois comparses qui tenaient coûte que coûte à faire otage, soit de Komenan, soit de Amazoulé : « Les gars, c’est « soyé ». On a le blé, on flo ! ». Entendez, « les gars, c’est compliqué.
On a les sous, on décampe ! ». Entre temps, la clameur « au voleur ! » s’intensifie. Une clameur perçue par les quatre vigiles se tenant dans la guérite de l’entrée principale de la société. Ils verrouillent immédiatement le portail, pour empêcher les malfaiteurs de gagner la sortie. Le geste n’échappe pas au criminel embusqué dans le parking. Il fonce dans la guérite, neutralise les quatre vigiles qui veulent faire échouer leur affaire et enclenche aussitôt le système automatique de déverrouillage du portail qui s’ouvre. Une fois qu’ils se retrouvent dehors, deux véhicules dont les signalements ne sont pas relevés, garent brusquement aux portes de « Filtisac » où un autre bandit, assure les arrières. Ces véhicules embarquent les cinq malfaiteurs et disparaissent ainsi dans la nature. En tout cas, une attaque à main armée, digne de ce que l’on voit dans les films policiers. La police saisie, se rend sur les lieux, pour le constat d’usage. Une enquête est en cours, pour faire la lumière sur cette attaque, qui pour beaucoup, paraît vraiment incroyable dans la mesure où elle a des relents de complicités internes. Mais cela, c’est à l’enquête de la police, de le prouver ou non.
Source Soir Info





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