Cameroun: le Nord à la merci des ravisseurs
Central Africa, Violence — By Armand Djoualeu on May 26, 2009 11:13 amArmand Djoualeu
Huit personnes ont été enlevées dans le Grand Nord et les ravisseurs demandent environ 18 millions de francs CFA pour leur libération.
Le 16 mai dernier vers 3 heures du matin, des hommes non identifiés, 10 environ, font irruption dans le domicile d’un éleveur au quartier Douva, dans le village Mbabi, situé à 20 kilomètres du centre de Bourha. Ils enlèvent cinq hommes dont un homme de 60 ans et exigent une rançon de 11 500 000 Fcfa.
Ladite rançon devait être versée dans l’après-midi du jeudi 21 mai 2009 à un endroit bien connu de la famille des otages. Cet endroit se situerait dans une grotte à la frontière avec le département du Mayo-Louti.
Les autorités sont rapidement prévenues. avec en prime un renfort composé des soldats du bataillon d’intervention rapide (Bir). Des opérations de ratissage sont menées dans la zone de Bourha.
«Nous nous sommes immédiatement rendus à 16 heures sur les lieux. mais, les recherches se sont avérées infructueuses.», indique le capitaine Baba Moïse qui coordonnait les opérations de ratissage. Plusieurs autres cachettes probables des kidnappeurs ont été passées au peigne fin sans succès.
Cependant, tandis que les forces de l’ordre effectuent des battues dans les environs, les ravisseurs refont parler d’eux dans un village voisin, non loin de leur premier méfait, dans l’arrondissement de Bourha. Là, Ils prennent en otage 3 personnes dont un vieillard de 70 ans… Et exigent une rançon de 7 millions de francs Cfa.
Se sachant suivis par les forces de l’ordre, les ravisseurs ne se sont pas pointés au lieu du paiement de la rançon. Les populations ont le sommeil léger. En effet, elles craignent des représailles de la part des ravisseurs. «Lorsqu’ils se savent recherchés, ils se débarrassent de leurs otages en les égorgeant comme c’était le cas l’an dernier à Mbrodong», nous confie un gendarme. «Ils se déplacent rarement avec les otages et attendent l’accalmie pour revenir terroriser le village et éventuellement renchérir la rançon».
Le phénomene des «coupeurs de routes» en pleine croissance dans le Nord du Cameroun. On en parle avec acuité. Le phénomene est si persistant qu’une force spéciale a été créée pour lutter contre.
Généralement ces terroristes viennent du tchad et de la République Centrafricaine destabilisés par plusieurs années de guerre. Ils passent aisement les frontieres poreuses du Cameroun et, se livrent au pillage et au kidnapping.





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