Cameroun: mouvement social dans les hôpitaux

Central Africa, Health & welfare — By AfricaTimes on April 16, 2009 7:35 pm

Le mot d’ordre de grève baptisé “hôpital mort” a perturbé le service dans les centres de santé publics de la ville de Yaoundé et à l’hôpital central où les représentants de toutes les régions se sont réunis lundi, 13 avril dernier.

Un brassard noir autour du coude, ils protestaient contre la “maltraitance” dont ils sont victimes dans leurs institutions sanitaires respectives.

A travers un mot d’ordre d’arrêt de travail publié le 08 mars dernier, le président du syndicat national des personnels médico-sanitaire (Synpems), Balla Balla, énumérait en huit points les réclamations formulées par le personnel des hôpitaux et centres de santé du pays. « Près de 5000 personnes sont concernées par ce mouvement qui est le résultat de la non-contractualisation des temporaires, la mauvaise gestion et le non-respect de la distribution des quotes-parts, la révision du statut particulier (âge de départ à la retraite, allocation des primes aux personnels techniques contractuels), entre autres », selon Balla Balla.

A travers deux réunions, le ministre de la santé publique, André Mama Fouda, s’est entretenu avec le représentant du personnel sanitaire, le président du Synpems, Balla Balla. La première réunion, tenue le 09 mars dernier, au lendemain de la publication du mot d’ordre de grève a duré 15 heures (de 10 h à 1 h du matin). « Nous n’arrivions pas à nous accorder sur les délais à respecter. Au mois de juillet de l’an dernier, nous avons signé une convention de négociation dans laquelle les revendications qui sont les mêmes aujourd’hui, devaient être respectées. Chose qui n’a pa été faite. Le ministre a convoqué une seconde réunion lundi à 12 h», explique Balla Balla. Une réunion à l’issue de laquelle le Minsanté a annoncé la levée du mot d’ordre de grève. D’après un communiqué du ministre, les deux parties (Minsanté et Synpems ndlr) sont convenues de conduire de manière concertée l’actualisation des textes relatifs à l’organisation et au fonctionnement des formations sanitaires publiques, à la tarification des actes et à la répartition équitable des quotes-parts des recettes affectées ».

Les temporaires des hôpitaux de Biyem-Assi, Obala, Kumba, Kékem et Ebolowa ont été chassés de leurs lieux de service. Joint au téléphone,le mercredi 15 avril dernier, à 15 h 40 min, le président du Synpems a dit qu’il n’avait pas encore d’information liées à leur situation.

Le Jour.

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