Burundi: grève illimitée des médecins

Health & welfare — By Burundi on March 27, 2009 3:40 pm

Jean-Paul Yengayenge

Les Syndicats SYMEBU (Syndicat des Médecins du Burundi) et SYMEGEBU (Syndicat des Médecins Généralistes du Burundi) observent depuis mardi 24 mars 2009, une grève illimitée au Burundi.

Cette grève qui n’avait même été prévenue aux autorités fait suite au non aboutissement des négociations entre les deux protagonistes. La partie syndicale accuse le gouvernement qu’il ne manifeste pas la volonté de faire avancer le processus de négociation. Notons que les médiateurs dans ce processus en l’occurrence l’ancien Président de la République sous la période de la transition (1994-1996) et Sénateur, Sylvestre Ntibantunganya ainsi que le Défenseur des Droits de l’homme, Monsieur Jean-Marie Vianney Kavumbagu ont toujours tenté d’apaiser la tension des grévistes. Ces derniers reprochent la médiation d’avoir une complaisance, car, ils ne font pas suffisamment de pression sur le Gouvernement. A ce jour, la grève fait des rages parce qu’il n’y a même pas de service minimum. Les médecins stagiaires de l’Université du Burundi qui assurent ce service minimum se sont ralliés à leurs aînés ce vendredi 27 mars. Selon le porte parole des syndicats des médecins, Dr, Willy Mutore, les étudiants médecins stagiaires des deux dernières années, sont eux aussi des syndicalistes et d’ajouter que les étudiants stagiaires des quatrièmes et 5èmes années n’ont pas de responsabilité médicale car, ils restent sous encadrement.

Rappelons que le nœud du conflit est la hausse des salaires des médecins comme ça a été observé chez d’autres fonctionnaires du Burundi en l’occurrence les magistrats et dans une moindre mesure les enseignants après des longues et dures négociations étayées de grèves interminables.

En vue de dénouer la crise, le gouvernement a rendu disponible environ 47millions franc pour permettre de satisfaire aux demandes salariales des médecins. Mais les médecins ont dit que l’argent était loin de satisfaire leurs demandes et selon toujours leur porte parole, le gouvernement doit au moins disponibiliser 3 milliards de francs burundais.

Pour le moment, le gouvernement ne s’est pas encore exprimé sur la situation désastreuse des malades sans assistance ni soins et qui meurent comme des mouches dans les structures sanitaires du pays. Ceux qui ont des moyens financiers se rabattent aux structures sanitaires privées.
Certains patients ont fait des appels de l’intervention du président de la République afin de dénouer la crise. Le porte parole des syndicats des médecins, Dr Willy Mutore jettent la responsabilité à l’Etat.

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